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Évolumière...

Évolution et Lumière, évolution dans la lumière et par la lumière!

La création de ce site part du constat que chaque chercheur sur le chemin de l'évolution spirituelle est un trouveur potentiel ou effectif, pouvant dans un partage sincère de ses expériences, accomplir des ouvertures pour d'autres consciences en développement... Lire la suite

Intégration des Hautes Energies



Si vous commencez à comprendre ce que vous êtes sans essayer de le changer, alors ce que vous êtes subit une transformation.  

J. Krishnamurti





La fracture entre les espaces de lumière et la personnalité peut se manifester au retour d'une méditation, d'une expérience profonde de l’Être, d'une ouverture de conscience à des niveaux supérieurs, d'une immersion dans la Réalité, d'une percée spirituelle, d'un soin énergétique puissant à porté spirituel.
Cette fracture peut s'atténuer en ne restant pas soi-même fixé sur le vécu de l'expérience de la lumière, fixation causée par crainte de perdre les qualités vécues au détriment de celles plus limitées de la personnalité.
Inclure la fracture comme faisant alors parti de l'expérience.
Observer cette fracture et ne pas la rejeter.
L'inclure comme partie de notre expérience et comme étant l'essence de ce que nous sommes.
Revenir au niveau de la personnalité.
Intégrer ce que l'on est, aussi ordinairement que cela soit, et ne pas tendre vers le maintien de l'expérience aussi extraordinaire soit-elle.
L'un et l'autre sont les deux bouts d'une même unité d'expérience.
L'une est une situation particulière afin de répondre à un besoin particulier.
L'autre est un véhicule défini pour répondre à des besoins définis dans des situations lui correspondant.
Chacune a sa fonction spécifique pour permettre de vivre différents aspects de la Réalité.
La réalité est tout ce qui est.
Étant tout ce qui, la réalité est constitutive de tout ce que nous sommes.
L'inclusion de tout ce que nous sommes au sein de tout ce qui est, est l'essence de la réalisation de soi.
La réalisation n'est pas définie par la permanence d'un état transcendantal, mais bel et bien par la possibilité permanente de s'y relier.
Ce potentiel de reliance est déterminé par la conscience du choix que nous avons de pouvoir le faire, au regard de la possibilité antérieure de l'avoir fait et de l'observation attentive des qualités transmises à notre conscience lors de ces illuminations antérieures.
La mémoire en résultant, est le réservoir de conscience dans lequel le fait de se souvenir permet de retrouver activement le chemin pour s'y relier à nouveau.
Je nommerai donc plus spécifiquement cette part active du souvenir relié à la mémoire : la souvenance.
Imagination et souvenance sont donc à ce moment-là des clefs intérieures pour activer le potentiel d'illumination et de réalisation de soi.
Bien que ces deux aptitudes soient parfaitement abstraites et impalpables, elles existent bel et bien dans le fonctionnement de notre esprit, et utilisées de façon honnête et sincère sont des portes d'ouverture sur l’Être.
Notre éducation rationaliste et les mentalités qui en découlent ont occulté ces potentialités, nous laissant cloisonné dans un environnent matérialiste et mentalisé à l'extrême, où le doute a pris le pouvoir sur l'aptitude d'imaginer et de se souvenir.


Lorsqu'une expérience spirituelle émerge de façon claire, le doute n'est plus possible, mais lorsqu'elle est à nouveau entraperçue par la souvenance alors le doute s'élève. En effet, le mental ne peut concevoir que la réalité de l'esprit puisse prévaloir sur celle de l'environnement perçu par les sens physiques, surtout par le simple fait de la mémoire et de l'imagination.
La souvenance et l'imagination sont au cœur de beaucoup de traditions, on les retrouve notamment dans le soufisme avec les différents niveaux d'applications du Dhikr.
La répétition du nom par le DHIKR, tout comme le JAPA hindou permet d'activer dans la conscience cette aptitude qu'est la souvenance.
La souvenance et l'imagination sont des techniques de reliance au divin communes à beaucoup de traditions.
Dans les exercices d'éveil du corps de lumière, l'imagination et le souvenir sont des savoir-faire fréquemment utilisés pour exercer l'attention à se familiariser avec les espaces que l'on souhaite contacter et le changement de conscience que l'on souhaite opérer.
L'imagination est un sens intérieur important que le mental occulte puisqu'étant conditionné dans notre éducation et nos sociétés à s'en affranchir.
Le souvenir (la souvenance) est une base importante dans de nombreuses voies spirituelles, toutefois pour bien comprendre son action, et ne pas se méprendre sur sa compréhension et la justesse de son utilisation, Sri Aurobindo fournit quelques éclairages à son propos dans le commentaire qu'il fait des versets de la Baghavad Gita à la fin du chant VIII:




"Car après tout c'est là l'essentiel : unir l'être entier au Divin, de toute manière et si complètement qu'il soit naturellement et cons­tamment en union, et faire ainsi de toute la vie un souvenir de Dieu – non seulement la pensée et la méditation, mais encore l'action, le travail, la bataille.


L'injonction : « Souviens-toi de Moi et combats », signifie qu'il ne faut pas un instant perdre la pensée de l'Éternel, que cette pensée doit toujours être présente, même parmi les heurts du temporel qui d'ordinaire absorbent l'esprit. Et cela semble suffi­samment difficile, presque impossible.


En vérité, ce n'est entièrement possible que si d'autres conditions sont réalisées.

Si dans notre conscience nous sommes devenus un seul « moi » avec tout – un moi qui est toujours dans notre pensée le Divin –, si nos yeux mêmes et nos autres sens voient et sentent l'Être divin partout, de façon qu'il nous soit impossible à aucun moment de ne rien sentir ou nous représenter qui soit seulement ce que les sens non éclairés perçoivent, rien qui ne soit ce que le Divin a caché et manifesté tout ensemble sous cette forme, si de plus notre volonté est une dans sa conscience avec la volonté suprême, et si nous sentons chaque acte de la volonté, du mental ou du corps comme provenant de cette suprême volonté, comme étant son mouvement, imprégné d'elle ou identique à elle – alors ce que demande la Gîtâ peut être intégralement accompli. Le souvenir de l'Être divin n'est plus un acte intermittent du mental; il devient la condition naturelle de nos activités et, en un sens, la substance même de notre conscience. Le jîva est entré en possession de sa relation juste et naturelle – sa relation spirituelle avec le Purushôttama –, et toute la vie est devenue un yôga, une unité accomplie et pourtant en voie d'éternel accomplissement."

(Sri Aurobindo Commentaire sur la Bhagavad-Gîtâ )


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