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L’Ours dans la Mythologie Amérindienne.


Avant l’arrivée des colons européens dans les Amériques, les premières nations amérindiennes étaient depuis longtemps en contact avec l’ours.
Ces animaux considérés comme faisant partie des esprits les plus puissants étaient censés posséder de nombreux pouvoirs, leur symbolique étant du reste très similaire à celle que l’on retrouve chez les Lapons ou les Sibériens.
Représentation du pouvoir personnifié par les chamans, les ours ont suscité une crainte et une vénération quasi universelle qui semble à l’origine des divers rituels, légendes et contes à leur sujet.
Un thème prééminent dans la mythologie amérindienne est celui de l’ours souvent en mesure de retirer sa peau afin de prendre une forme humaine, et d’épouser des femmes sous cette apparence.
Sa progéniture peut avoir une partie de l’anatomie de l’ours, et les enfants, même très beaux, conservent une force étrange.
Claude Lévi-Strauss a largement étudié les mythes et les rites amérindiens, constatant que l’ours est universellement perçu comme « en partie humain ».
La chasse à l’ours était couramment pratiquée par la plupart des Amérindiens, qui devaient s’abstenir de prononcer le nom de l’ours par superstition.
Elle s’accompagnait de multiples marques de respect afin d’apaiser l’esprit de la bête avant de la dépecer et de s’approprier sa précieuse fourrure, sa viande et sa graisse, par exemple en lui faisant fumer le calumet de la paix.
C’est au nord-ouest du continent américain que le culte de l’ours fut le plus remarqué au début du xxe siècle.
Tout comme en Europe, des danses se déroulaient lors de la sortie supposée de l’hibernation.
Chez les Haïdas et les Tlingits, l’ours est l’animal des initiations.
À cause de leur apparence de fantôme, les ours Kermode, ou « spirit bears », tiennent une place importante dans la mythologie des Amérindiens de la région de Colombie-Britannique.
Chez les Dakelh, en se revêtant d’une peau d’ours, il est possible de se transformer en cet animal et chez les Kwakwaka’wakw, les danseurs se masquent, revêtent une peau d’ours, et deviennent des chefs de guerre imitant l’ours en colère, ses gestes et ses grognements.
Les Algonquins du Canada font de l’ours leur ancêtre et l’appellent même « grand-père ».
L’ours noir américain, ou baribal, présent dans toute la région nord-est du pays, fait partie intégrante des cultes religieux et traditionnels des Algonquins mais aussi des Iroquois du Nord, et de plusieurs tribus de langue sioux telles que les Winnebagos.
Les griffes d’ours se voyaient associer de nombreuses vertus, et les chamans tsimshian officiaient en portant une couronne de griffes de grizzly, mais l’ours pouvait aussi être lui-même médecin ou détenteur de secrets, ainsi, les Pawnees font des pattes de l’ours le siège de ses pouvoirs médicaux et les Chippewa pensent que c’est l’ours qui a transmis le secret des plantes médicinales à l’homme.
Un homme qui rêve d’ours sera donc particulièrement apte à exercer la médecine.
Les Pomos et les Cherokees parlent de « docteur-ours » et pour les Pawnees, l’ours, fils du soleil, est à l’origine de la médecine, voire de la découverte du feu.
Les sorciers maidu officient en se dandinant comme des ours pour soigner leurs patients.
L’Ours est également représenté dans les contes et légendes en tant que constellation avec « la Chasse à l’Ours » et le conte de « la Grande Ourse » par les tribus des Algonquins, Micmacs, Narragansetts et Cherokees.
Il existe également de nombreuses légendes où des Amérindiens se métamorphosent en ours, et vice versa, tout comme des unions entre ours et humains.
Ainsi, le grand ours blanc Waiabskinit Awase peut prendre forme humaine à volonté et un conte tsimshian raconte qu’une femme toucha la patte d’un ours et, croyant qu’il s’agissait d’un homme, elle le prit pour époux.
Ces transformations concernent aussi les jeunes et vieilles femmes chez les Modocs et les Klamaths.
Il arrive que des enfants soient nourris par des ours dans les mythes iroquois.
Un conte iroquois veut que l’ours n’ait pas de queue soit parce qu’il a volé, soit parce qu’il a pêché du poisson en plongeant cet appendice dans de l’eau qui a ensuite gelé.