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Des essences ou des vertus



 Giambattista Vico (1668 – 1744)
 DE L’ANTIQUE SAGESSE DE L’ITALIE 
RETROUVÉE DANS LES ORIGINES DE LA LANGUE LATINE.



CHAPITRE IV

 Des essences ou des vertus.

Ce que l’École nomme essence (essentia), les Latins l’appellent force, vis, et puissance, potestas. Tous les philosophes considèrent les essences comme éternelles et immuables. Aristote les regarde comme indivises ; or, comme parle l’École, il les fait consister dans l’indivisible. D’un autre côté, Platon pense, après Pythagore, que la science a pour objet l’éternel et l’immuable. On peut en tirer cette conjecture que les anciens philosophes de l’Italie pensèrent que les essences sont indivises, et que ce sont les vertus éternelles et infinies de toutes choses ; le vulgaire des Latins les appelait dieux immortels, les sages en faisaient un dieu souverain et unique. La métaphysique était la vraie science parce qu’elle traitait des vertus éternelles. Maintenant on peut se demander si de même qu’il y a du mouvement et de l’effort (ou vertu de mouvement), il n’y a pas aussi de l’étendue et une vertu d’extension ; et si de même que le corps et le mouvement sont le sujet propre de la physique, de même l’effort et la vertu d’extension n’est pas la matière spéciale de la métaphysique. En cela, illustre Paolo, c’est vous qui êtes mon premier guide, vous qui pensez que ce qui est acte dans la physique, est vertu dans la métaphysique.