DE L’ANTIQUE SAGESSE DE L’ITALIE — CONCLUSION
Giambattista Vico (1668 – 1744) DE L’ANTIQUE SAGESSE DE L’ITALIE RETROUVÉE DANS LES ORIGINES DE LA LANGUE LATINE. CONCLUSION Voilà, très sage Paolo Doria, une métaphysique convenable à la faiblesse humaine, qui n’accorde pas à l’homme toutes les vérités, et qui ne les lui refuse pas toutes, mais quelques-unes seulement ; une métaphysique en harmonie avec la piété chrétienne, qui distingue le vrai divin du vrai humain, et ne propose pas la science humaine pour règle à la divine, mais qui règle l’humain sur le divin ; une métaphysique qui seconde la physique expérimentale que l’on cultive maintenant avec tant de fruit pour l’humanité ; car cette métaphysique nous apprend à tenir pour vrai dans la nature ce que nous reproduisons par des expériences. Verare et facere, c’est la même chose ( chap. I, § I ) ; d’où il suit que Dieu sait les choses physiques et l’homme les choses mathématiques (§ II ) , et par conséquent i...